[Critique ciné] Divergente 2 : L’insurrection

Il y a un peu moins d’un an, je me promenais fièrement sur les Champs Élysées pour voir le premier opus de Divergente en avant-première, film que j’avais beaucoup apprécié. Cette année je suis allée tranquillement dans un UGC du coin pour voir Divergente 2 en avant-première en toute discrétion.

L'affiche française du film "Divergente 2"

L’affiche française du film « Divergente 2″

Les suites sont-elles toujours des déceptions ?

Je ne suis pas super difficile, donc si vous vous attendez à ce que je crache sur le film, ça va être raté, je suis plutôt du genre à donner des avis positifs, et toujours honnêtes. Cette suite que j’attendais donc avec impatience, puisqu’elle mélange science-fiction, eau de rose et bagarres, est plutôt réussie. Je ne sais pas si elle colle bien avec les bouquins, mais elle ne semble pas déplaire à tout le monde (les copains de amha.fr ne l’ont pas vraiment appréciée on dirait). Alors certes, le titre du film dans sa version originale peut perdre : Insurgent. Sur l’affiche française, ils ont eu la décence de nous rappeler le nom de la série complète. En tout cas, elle m’a donné à réfléchir sur quelques points.

L'affiche américaine du film "Divergente 2"

L’affiche américaine du film « Divergente 2″

Cinq factions officielles et les deux autres

Dans ce monde il y a 5 factions : Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels. Il faut coller à la faction dans laquelle on est prédestinés. Prédestiné, comme si on naissait avec une de ces qualités. Mes parents m’ont toujours appris qu’on cultivait ses qualités, qu’elles n’étaient pas « magiques ». Seulement, en plus de ces factions, il y en a deux qui sont intéressantes puisqu’elles sont un peu plus mises en avant dans ce film : les sans-factions et les divergents. L’un dans l’autre ces deux entités se retrouvent puisqu’elles ne sont ni l’une, ni l’autre dans le cadre que la société a essayé de leur imposer. Les sans-factions ne se retrouvent dans aucune des cinq factions officielles alors que les divergents ont en eux un peu de chacune de ces factions. Du coup j’en suis à me dire que ces deux factions qui ne rentrent pas dans le système comme on l’aurait souhaité sont essentielles à la société.

Les sans-factions sont un peu les hippies du système qui vivent selon leurs propres règles, qui ont rejeté le système, les valeurs traditionnelles et le mode de vie imposé depuis des générations. Ils ne répondent de rien et vivent de façon underground mais ils sont heureux avec le peu qu’ils ont.

Les divergents ne savent pas qui ils sont vraiment, il ont un peu de toutes les connaissances, capacités et appartiennent au final à toutes les factions sans avoir été capables d’en choisir une. Ils sont la preuve vivante que toutes les factions sont complémentaires. Car concrètement, je ne vois pas comment on peut être altruiste sans être fraternel. On peut tout aussi bien être érudit et sincère. Enfin c’est un peu tiré par les cheveux même si je peux comprendre l’idée de base.

Mais du coup, est-ce qu’il vaut mieux être insouciant et vivre en tant que sans-factions ou être multitâche et être divergent ?

« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » – Benjamin Parker, SPIDER MAN.

Des effets spéciaux réussis mais une histoire de fond gnangnan

Il y a de très bons effets spéciaux, par exemple j’ai été assez saisie par les simulations réalisées par Jeanine. D’autres sont un peu tirés par les cheveux, mais on est dans un monde irréel, celui de la pensée voire du rêve, comme dans Inception, même si on devine immédiatement le monde dans lequel se trouve Tris. Ah ça, aucun doute là-dessus, même pas de petit détail ou de glitch à détecter, on ne se pose pas la question un seul instant !

Malgré des effets parfois un peu grossiers, j’ai beaucoup aimé cette action qui ne s’arrête pas. Ok On s’arrête 2-3 fois pour faire des bisous voire plus, mais sinon j’ai apprécié ce film qui est passé assez vite grâce à ce manque de temps morts.

Bande annonce :

Coup de coeur

Elle a un sale rôle dans le film. Les gentils la détestent et les abrutis l’adulent. Mais sincèrement Kate Winslet est parfaite. Dans sa robe ceintrée d’un bleu électrique elle m’en a mis plein les yeux dans ce rôle. Je n’aurais pas aimé avoir à faire à elle ! Elle est froide, détestable, vide d’humanité… Elle est parfaite ! Elle manipule ses pions à la perfection. On dirait moi en train de jouer aux Sims. Mais je ne vous en dit pas plus sinon je vais me faire taper dessus pour spoiler !

Kate Winslet dans "Divergente 2"

Kate Winslet dans « Divergente 2″



Figuriines, la stratégiie de la pénuriie

Cet article est un essai sur une idée que j’ai, comme ça, pour markéter des figurines.
Imaginons, j’ai envie de faire des jolies figurines, de les vendre un peu cher en leur mettant une fonctionnalité minime.
Si je fais ça, je vais en vendre un certain nombre et après ça va tomber à l’eau, ça ne se vendra plus et je vais me retrouver avec du stock sur les bras.
Mais si j’en mets en vente trop peu pour le public visé, une pénurie se crée. Le marché se met en place, les prix montent sur l’occasion.
Très bien, mais je ne fais pas de bénéfice sur l’occasion.
Si je remets en vente des figurines, j’écroule le marché de l’occasion mais les gens se rendent compte que ça ne sert à rien et je me retrouve dans la même hypothèse qu’avant.

Mais voilà l’idée géniale, plutôt que de refaire les premières figurines, j’en sors une nouvelle série. Elles ne servent toujours pas à grand chose, mais elles sont différentes. Les spéculateurs se jettent dessus puisque les précédentes se revendent bien d’occasion.
Une partie de chaque nouvelle vague comprend des figurines plus rares que les autres pour entretenir ce marché de l’occasion. Les prix élevés de certaines figurines attire de plus en plus de nouveaux. L’éditeur entretient les vagues pour augmenter la taille du marché.
On est dans une sorte de pyramide mélangée à de la pénurie, c’est très bien joué.



#JeSuisChialer

#jesuischarlie

Vous ne trouvez pas que c’est une drôle de coïncidence que chialer soit l’anagramme de Charlie ?
Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de faute dans le titre. Je suis Charlie, mais je suis aussi chialer !
Et d’ailleurs ne cherchez pas trop de propos structurés dans ce post. C’est au dessus de mes forces en ce moment. Ça risque de partir dans tous les sens.
Comme le disait Linanounette, en ce moment, c’est l’esprit gueule de bois, l’incompréhension, le pilotage sans visibilité.
La semaine dernière, 2 mecs armés jusqu’aux dents sont rentrés dans la rédaction d’un journal pour y dessouder tout le monde. Tout part en couille.
La semaine dernière toujours, des millions de gens se sont réunis et ça faisait chaud au cœur. Mais c’était sans compter sur les ambitions personnelles de beaucoup :(
La semaine dernière, 17 personnes sont mortes sous les balles de terroristes. A Paris. Parmi elles, il y avait des anonymes et certains sont morts en héros. D’autres ont eu un comportement héroïque.
Cette semaine, on entend 100 fois plus les noms des terroristes que ceux des héros, morts ou vivants.
Il y a des jours où j’ai envie de gueuler « mais arrêtez de les nommer, dites plutôt les ordures de l’imprimerie, l’ordure de la porte de Vincennes ». (Et croyez moi, je me suis forcé pour trouver un mot politiquement correct pour les qualifier).
Mais voilà, ces 3 empaffés ont réussi à tuer 17 personnes. Et il faut absolument que ça ne se reproduise pas. Et pour ça, quelle meilleure idée que de réduire les libertés de tout le monde. Car, on le sait bien, si ils ont réussi à avoir autant de kalachnikovs et de lance-roquettes, c’est parce qu’on a trop de libertés en France.
Moi qui pensait bêtement que les lois qu’on avait déjà ne nous permettaient pas d’avoir ces armes, je me trompais. J’aurais plutôt pensé que c’est parce que la police était en sous effectif, que la gendarmerie galérait. Mais je devais me tromper.

Je vois que ce post qui, à la base, dérive un peu. Au départ, je voulais parler de Cabu. Car, plus que la mort de tous les autres, c’est la sienne qui m’a le plus touchée personnellement.
Je lis les conneries de Cabu depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. Petit, j’allais en vacances chez mes grand-parents dans le sud de la France. Et j’avais accès à la collection de « Pilote » de mon père.
C’est là que j’ai découvert Cabu. Le grand Duduche pour être précis. Ce grand bonhomme dégingandé que je pense être un avatar de Cabu lui-même.
Et puis Cabu est passé à la télé. Récré A2, toute mon enfance. C’était avant le Club Dorothée, mais Cabu faisait déjà partie de la bande. Il dessinait souvent en direct.
Ma tante m’a d’ailleurs appelée. Elle m’appelle rarement. Elle avait besoin de parler. Parler de tout, de rien, de bande dessinée. Elle aimait plus Wolinski. En parler nous a fait du bien je pense. J’espère.
J’aimais moins les choses plus récentes, plus politisées de Cabu. Je n’aimais d’ailleurs pas Charlie Hebdo.
Je comprends qu’on puisse ne pas aimer quelque chose. Mais si on aime pas quelque chose, on passe outre. Si on se sent offensé, on fait un procès.
Mais non, certains ont pensé que la violence était la réponse appropriée.
Les ordures susnommées en faisaient partie. Évidemment, ils n’étaient que des pions téléguidés par des mecs bien assis dans leur palais ou leur grotte.
Des mecs qui interprètent des textes millénaires et leur font dire ce qu’ils veulent.
Des mecs qui font croire à des personnes malléables que si elles font ça elles auront droit au paradis, aux vierges et tout le toutim.
Soyons sérieux.
Je pense qu’il n’y a pas de vie après la mort. Mais si par chance il y en a une, il n’y a pas de paradis pour les assassins. Et ça, c’est une certitude.



Paris Games Week 2014

De bien beaux jeux sur le stand Nintendo en 2014

De bien beaux jeux sur le stand Nintendo en 2014

Comme tous les ans, les gamers français attendaient cette Paris Games Week 2014 avec une impatience non dissimulée : voici les nouveautés présentées cette année qui ont retenu mon attention, sur console ou sur l’Oculus Rift, que j’aie pu y jouer sur place ou non :

  • Captain Toad Treasure Tracker (Wii U) : le mini-jeu de Super Mario 3D World devient un jeu de casse-tête / réflexion à part entière, toujours sur Wii U. Prometteur.

  • Ultimate NES Remix (3DS) : une compilation de mini-jeux, cette fois-ci à la Wario Ware, se basant sur des niveaux de jeux mythiques de « Big N ». Intéressant, mais plus cher et peut-être moins complet que d’acheter les 2 titres NES Remix 1 & 2 déjà sortis sur l’eShop Wii U.
  • Super Smash Bros 3DS (3DS) : toujours un vrai défouloir, mais étonnamment, les combats paraissent plus lisibles que sur le précédents opus sur Gamecube et Wii.
  • Hyrule Warriors (Wii U) : Dynasty Warriors dans le monde de Zelda. Encore plus un défouloir que Super Smash Bros 3DS, un peu simpliste et très répétitif.
  • Super Smash Bros Wii U (Wii U) : toujours autant le bordel à l’écran, avec un casting plus complet que jamais. On attend de voir si les figurines NFC Amiibo apporteront un vrai plus à ce jeu.
  • Yoshi’s Wooly World (Wii U) : Yoshi revient en 2015 avec un nouveau jeu de plate-forme sur une console de salon, le premier en HD, dans un nouveau monde toujours aussi chatoyant et tout en laine cette fois-ci, avec une jouabilité adaptée à ce nouveau décor.
  • Mario Maker (Wii U) : si vous avez toujours rêvé de prendre la place de l’un des plus grands level-designers de tous les temps, Shigeru Miyamoto, ce jeu permettra de le remplacer, à l’aide d’un outil de création de niveaux de plate-formes dans l’univers de Mario en 2D. Le soft offrira aussi la possibilité de jouer aux niveaux créés par la communauté.
  • Driveclub (PS4) : voir preview du jeu sur l’événement DRIVECLUB.
  • LittleBigPlanet 3 (PS3 / PS4 / PS Vita) : ce 3e épisode du jeu de plate-formes de Sony semble être, sur consoles de salon, celui de la maturité, avec des niveaux qui semblent mieux équilibrés.
  • Final Fantasy Type-0 HD (PS4 / Xbox One) : le portage de l’action-RPG sorti exclusivement au Japon sur PSP il y a 3 ans, semble être graphiquement correct dans les phases de jeu, mais sans plus, même si Square Enix est toujours expert dans l’art des scènes cinématiques. C’est la première fois que le titre va sortir en Occident, mais espérons que l’intérêt principal de cette version next-gen ne sera pas la démo de Final Fantasy XV qui ne sera livrée que pour ceux qui précommanderont le jeu.
  • Lara Croft et le Temple d’Osiris (PS4) : c’est un jeu de plate-formes / casse-tête en coopération, de 2 à 4 joueurs, toujours dans l’univers de la célèbre archéologue. La vue est en 3D isométrique.
  • FIFA 15 (PS3 / PS4 / Xbox 360 / Xbox One / Wii / PS Vita / 3DS) : je suis assez décu de cet opus. Je trouve notamment que les défenses sont exagérément fortes, et les promesses de PES 2015 font que je vais sans doute alterner entre ces 2 simulations de football cette année.
  • Project Cars (PS4 / Xbox One / Oculus VR) : j’ai pu essayer le jeu de course développé grâce au crowdfunding avec le fameux casque de réalité virtuelle. L’immersion visuelle et sonore est incroyable, même si les graphismes ne sont pas encore très fins.

Voici les jeux sans doute les plus emblématiques du salon, mais les files d’attente étaient si longues qu’il était compliqué de les essayer :

  • Call of Duty Advanced Warfare (PS3 / PS4 / Xbox 360 / Xbox One) : comme chaque année, le nouveau volet de Call of Duty occasionnait des heures de queue, que j’ai laissées aux nombreux amateurs du genre, seulement quelques jours avant la sortie du jeu.

  • Assassin’s Creed Unity (PS4 / Xbox One) : le jeu d’action / infiltration se déroule pendant la Révolution française, à Paris et Versailles, et devrait combler les amoureux de la capitale.
  • The Crew (PS4 / Xbox 360 / Xbox One) : ce jeu de course surfe sur la mode actuelle des jeux à monde ouvert et qui se jouent en équipe, au même titre qu’un Driveclub (exclusif sur PS4).
  • « The Witcher III : Wild Hunt » (PS4 / Xbox One) : c’est l’un des RPG les plus attendus de la nouvelle génération de consoles, avec la promesse d’un monde immense à exmplorer.
  • « Halo : The Master Chief Collection » (Xbox One) : les 4 premiers épisodes de la saga de FPS Halo dans une compilation.
Kayane sur le stand Game One

Kayane sur le stand Game One

Voici enfin les autres jeux importants sur le salon :

  • Bayonetta 2 (Wii U) : le jeu d’action nerveux à l’héroïne sexy fait son retour en exclusivité sur Wii U.

  • SingStar Ultimate Party (PS3 / PS4) : le fameux jeu de karaoké de Sony est de retour et cette fois-ci, les micros peuvent être remplacés par des smarphones sous Android/iOS.
  • Forza Horizon 2 (Xbox 360 / Xbox One) : le jeu de course d’arcade exclusif sur Xbox est de retour.
  • Sunset Overdrive (Xbox One) : ce jeu d’action complètement barré est exclusif à la dernière console de Microsoft.
  • Pro Evolution Soccer 2015 (PS3 / PS4 / Xbox 360 / Xbox One) : voir l’article sur la soirée de lancement du jeu.
  • Dead Or Alive 5 Last Round (PS4) : le jeu de combat sexy en 3D de Tecmo Koei ressort à petit prix avec l’ensemble des DLC disponibles dans la galette.
  • Minecraft (PS3 / PS4 / Xbox 360 / Xbox One / PS Vita) : le jeu indépendant qui a conquis des millions de joueurs sur PC s’attaque enfin au marché des consoles.
  • Brave Frontier (iOS / Android) : un RPG sur mobile qui paraît prometteur.



[Évènement] soirée de lancement PES 2015

PES 2015... Le roi est de retour ?

PES 2015… Le roi est de retour ?

Cette soirée de lancement de PES 2015 se passait en grandes pompes dans une boîte de nuit au pied de la Tour Montparnasse, à Paris, avec des invités de marque des milieux du jeu vidéo, du sport et de la culture urbaine / rap :
– le milieu défensif de Lille et de l’équipe de France de football Rio MAVUBA, que je n’ai pu approcher car le vilain était cantonné à un espace VIP bien gardé
– Patrice ANNONAY, gardien de but du PSG Handball
– l’inénarrable Darren TULETT (aussi dans l’espace VIP), de beIN Sports, qui prête sa voix à PES depuis l’édition 2013 avec le grand Grégoire MARGOTTON de Canal+
– Lilian GATOUNES, du groupe Canal+
– le rappeur Sinik (mon poulain pendant le tournoi VIP organisé car il est un fervent supporter du PSG)
– Julien CHIEZE de Gameblog (supporter de l’OM mais personne n’est parfait…)
– Sébastien-Abdelhamid (Canal+, France 4)
– Thud, du célèbre duo de commentateurs e-sport sur Starcraft II : Pomf & Thud
L’ambiance était digne d’une soirée de Ligue des champions avec pizzas à volonté, et l’événement était organisé de main de maître par Stéphanie HATTENBERGER, « Directrice Marketing & Communication » chez Konami France.

Tournoi + Pizza... L'ambiance ligue des champions !

Tournoi + Pizza… L’ambiance ligue des champions !

Les bornes de jeu étant rapidement prises d’assaut par les joueurs, je vais plutôt donner mes impressions suite au test de la démo officielle du jeu : par rapport à FIFA, qui semble avoir du mal à se renouveler, PES 2015 semble apporter un vent de fraîcheur dans les simulations de football.
Le ballon semble moins lourd que dans FIFA 15 et on a l’impression de prendre autant de plaisir à jouer quand dans le temps où PES semblait plus abouti que FIFA pour les aficionados.
Il est vrai qu’il manquera toujours certaines licences comparées à l’ogre d’Electronic Arts, comme la plupart des clubs anglais, mais ça ne nuit pas du tout au plaisir de jeu, et c’est bien possible que ce PES 2015 me fasse redevenir amoureux de cette licence, au détriment de FIFA.